Mon congé de maternité

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Mon congé de maternité se termine dans quelques jours.

Tout le monde m’ayant conseillé d’en profiter, je peux écrire que j’ai soigneusement appliqué ce conseil et que je suis contente de cette année passée auprès de Saule. Presque chaque matin, nous nous installions à la fenêtre du salon et regardions les autos passer. Je lui répétais « nous sommes chanceux de ne pas aller travailler », car même si c’est un droit acquis, je me consière privilégiée d’avoir pu rester aussi longtemps à la maison avec mon bébé.

Je suis une personne qui aime être chez elle ; rester à la maison une année complète fut toutefois parfois plus difficile que je ne l’aurais crû. Durant une partie de l’année, je n’avais pas l’auto, ce qui faisait en sorte que je ne pouvais me déplacer avec Saule ; heureusement, j’ai pu profiter du véhicule plusieurs mois et aller à la piscine, voir des amies, etc. De plus, dans les moments plus difficiles avec Saule (lorsqu’il avait de petits maux de bébés que j’avais du mal à décoder), les journées me semblaient parfois très longues avant l’arrivée de son papa ! Avec le temps, je me rends compte que tout est temporaire et que finalement, je ne me souviendrai pas vraiment de la fatigue, des nuits interrompues et des autres obstacles rencontrés. Je chérirai plutôt les souvenirs précieux, tels nos nombreuses siestes côte-à-côte du matin, nos repas partagés, nos longues promenades avec lui dans le porte-bébé, le mois passé en Floride avec papa, son rire en réponse aux folies que nous faisons devant lui, et toutes ces petites habitudes quotidiennes que nous avons acquises ensemble.

Mon congélateur est plein de plats maison, mon menu pour la semaine prochaine est fait et pour les derniers jours à la maison (alors que Saule fait son intégration à la garderie), je travaille sur les projets que je présenterai à mes élèves et je tente de terminer de petites choses dans la maison.

Ce matin, alors que je replaçais les couvertures de Saule qui lui était à la garderie, je me suis vraiment ennuyé de lui. Ça commence ! 😉 Dire qu’il y a un an exactement, je commençais mon congé et nous attendions avec impatience sa venue. Quelle belle année nous venons de passer ! Et en grande partie grâce à lui, celle qui arrive s’annonce toute aussi parfaite dans son imperfection.

À bientôt !

 

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Deux semaines et un bébé plus tard…

Saule, notre petit garçon, est finalement né le 12 mai, soit trois jours avant sa date prévue. L’accouchement s’est ‘bien passé’, il n’y a eu aucune complication. Notre accompagnante a été présente du début à la fin, et grâce à ses judicieux conseils, Saule s’est retourné de lui-même (il était la tête en bas en postérieur, c’est-à-dire tourné vers le dos alors qu’il doit se présenter tourné vers le ventre) ! Philippe a été très présent aussi, vraiment, je n’y serai pas arrivé sans lui et Véronique (notre accompagnante). Un accouchement est une épreuve assez spéciale, et il faut être fière de soi peu importe comment les évènements ont tourné. L’important est finalement d’avoir son bébé avec soi à la fin. Par exemple, je souhaitais essayer d’accoucher sans épidurale, et finalement, c’est grâce à elle que mon accouchement s’est ‘bien terminé’. En effet, le travail n’avançait pas depuis 14 heures, et la fameuse piqure m’a permis de me reposer et de me détendre suffisamment pour que quelques heures plus tard notre bébé voit le jour.image

Une petite anecdote de sa naissance ; lorsque nous l’avons pris pour la première fois dans nos bras, Philippe et moi avons voulu enlever un long cheveux qui était accroché à son petit bonnet de naissance. Nous avons tenté de l’enlever pour finalement réaliser que ce cheveux appartenait à Saule ! Le cheveu mesurait au moins vingt centimètres ! Les infirmières n’en revenaient pas. On a bien rigolé et malheureusement, il a perdu ce fameux cheveu.

Que dire d’avoir finalement son bébé à soi à la maison ? Les premiers jours à trois avec Philippe ont été un vrai bonheur. Saule semble être un bébé calme, qui pleure peu (sauf lorsqu’il a faim ou qu’il ne veut pas être changé de couche), et il aime écouter lorsque son père joue de la musique. Ses petits sons caractéristiques nous font beaucoup rire. Une des choses que nous aimons beaucoup est de l’amener dans notre lit lorsqu’il se réveille le matin, avant son boire. Nous en profitons pour le cajoler et il peut se rendormir tellement il semble bien. J’adore faire la sieste avec lui (oui tout le monde, je suis super super super prudente !) la journée, je peux dire qu’il s’agit d’un moment vraiment magique que j’anticipe avec joie chaque jour.

Deux semaines après sa naissance, je peux en arriver à quelques conclusions, même si je m’aperçois que tout ce que je crois savoir une journée se révèle faux ou différent les jours suivants !  Bizarrement, chaque journée est semblable mais totalement différente. Saule peut passer une journée plus difficile, et les boires s’étirent, il veut être plus cajolé, ou alors une excellente journée où il boit super bien et tout va comme sur des roulettes. Ses poussées de croissance me laissent assez épuisée mentalement, car alors je ne fais que cela de ma journée. J’ai bien beau avoir mon iPad ou la télévision pour me tenir compagnie, disons que je la trouve longue !

Le plus gros constat que je peux faire est que je dois totalement changer ma perception du temps et d’une journée dite productive. Avant (hihi), j’aimais me faire des objectifs à accomplir chaque jour et j’étais motivée par le fait d’en faire le plus possible. Je laissais peu de place au repos, et c’est ma grossesse qui m’a fait le réaliser. Maintenant, je dois m’habituer à ne plus faire de plans, car c’est immanquable que la journée ne se passe pas comme je l’avais pensé et que je ne peux rien faire de ce que je m’étais prévu. Ce n’est vraiment rien de grave (je suis chanceuse que mon allaitement aille bien et que le bébé soit en santé !), mais c’est une adaptation pour moi. Par exemple, écrire ce billet m’a pris quatre jours. Terminer mon potager, deux semaines. Vaut mieux en rire. L’autre jour, entre deux boires, j’ai eu le temps de prendre une douche et de couper un ananas ! Chaque petite action constitue en soit une petite victoire 😉 Heureusement, je constate que tous ces objectifs que je me fixais n’ont rien de réellement important comparés au bonheur d’être présente pour mon bébé.

Saule a son premier rendez-vous chez le médecin aujourd’hui. On verra s’il a pris assez de poids et si tout va bien côté santé (le contraire m’étonnerait). C’est un peu ridicule, mais le fait de le reconduire moi-même et qu’il soit assis seul dans son banc d’auto m’inquiète un peu. J’avoue que je suis toujours assise à côté de lui lors de nos sorties afin de surveiller si sa tête est correcte ! Je ne me serais jamais imaginée être ce type de mère, ahah ! Comme je vérifie toujours trois fois si sa couverture est bien placée avant d’aller me recoucher après son boire, ou que je ne peux m’empêcher d’aller le voir dès que j’entends un son de sa part, même s’il est couché dans son moïse, à quelques mètres de moi.

Bonne fin de semaine et à bientôt 🙂

39 semaines

C’est drôle mais je me suis faite à l’idée que j’accoucherais probablement après ma date prévue (le 15 mai). Maintenant que j’en suis (presque) convaincue, j’ai arrêté d’être toujours en train de penser au fait que je donnerais peut-être naissance la journée même et c’est plus reposant mentalement 😉

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Suivi médical : La deuxième échographie a révélé que le bébé est resté dans le dixième percentile, ce qui est vraiment une bonne nouvelle ! Il a pris du poids depuis la dernière fois et il semble (selon les tests) qu’il soit en pleine forme. Il bougeait vraiment beaucoup à l’échographie et encore une fois, il fut difficile de prendre les mesures, mais pour une fois, je suis tombée sur une radiologiste super sympathique et souriante. Ils ont aussi vu suffisamment de liquide amniotique pour que je continue ma grossesse sans risque, car la quantité de liquide diminue de plus en plus vers les quarante semaines. C’est suite à cette écho que ma médecin m’a dit que cela ne la surprendrait pas si j’accouchais plus tard que tôt. Bon, ça me laisse simplement le temps de continuer les petits projets que j’ai dans la maison et que je croyais avoir à remettre après la naissance (potager, fleurs, etc.).

Nuits : Les soirées sont définitivement le moment où je me sens le moins bien. À l’heure du coucher, je passe un bon moment à me retourner sans cesse, à me lever, à aller aux toilettes, à faire du ballon. Souvent, le bébé bouge énormément en plus de mon inconfort, alors j’ai de la difficulté à me relaxer.  C’est étrange de n’avoir absolument aucun contrôle sur le petit être qui se tortille dans votre ventre sans arrêt alors qu’on veut dormir ! Je passe toutefois d’assez bonnes nuits, même si ces temps-ci, je me réveille vers 5h00. J’ai décidé de ne pas attendre plusieurs heures dans le lit pour me rendormir ; je vais à la cuisine me faire un déjeuner puis je retourne me coucher et habituellement, ça fonctionne.

Mon niveau d’énergie est assez bas ces temps-ci. Je me fatigue vraiment vite et une sieste (si courte soit-elle) est absolument nécessaire dans ma journée pour bien fonctionner.

Appétit : Je dirais que j’ai moins d’appétit que lors des derniers mois. Je mange de plus petites portions (mais je grignote beaucoup) et, surprise, j’ai parfois des nausées en soirée (moi qui n’en ai pas eu de toute ma grossesse) !

En théorie, la prochaine fois que j’écris un billet de la sorte, je devrais en être à ma quarantième semaine ou, beaucoup plus excitant, avoir accouché ! Je vous souhaite donc une belle semaine et à bientôt !

38 semaines

J’ai maintenant dépassé les fameuses 37 semaines, ce qui veut dire que si le bébé arrive, il ne sera pas prématuré. Quel soulagement ! Je peux maintenant avoir des Braxton-Hicks (ces contractions que j’ai souvent eu) sans m’en inquiéter. Même que ces derniers jours, j’ai peut-être poussé un peu la note en faisant plein de choses et de tâches, mais je me sentais vraiment épuisée le soir et Philippe m’a fait remarquer que j’exagère un peu. Un conseil qui revient le plus pour les futures mamans (à part de faire sa valise d’hôpital dès 30 semaines) est de se REPOSER. J’avoue que s’en aller accoucher en étant épuisée ne doit pas être très rassurant pour le travail à venir.

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Symptômes : Ouf ! On dit que les dernières semaines sont les plus difficiles et, même si je n’ai pas eu une grossesse compliquée ou douloureuse, je dirais que les soirs et les nuits ne sont pas faciles. Je ressens beaucoup de pression pelvienne, surtout lorsque je viens de me lever du lit ou du divan. Si je suis debout depuis longtemps, je le sens moins. Cette nuit, je me suis même levée pour aller faire de petites recherches sur Internet et il semble que ce soit super courant dès les trente semaines. Aussi, j’ai plein de nouveaux petits inconforts qui ne durent pas mais qui me font me questionner sur le coup. Sachant que je suis un peu hypocondriaque, j’essaie de ne pas trop m’en inquiéter, et ça finit toujours par passer, mais disons que j’ai beaucoup de choses qui me trottent dans l’esprit !

Suivi médical : La dernière échographie passée il y a une semaine et demie nous a indiqué que notre bébé est dans le dixième percentile en terme de poids / grandeur. C’est petit, mais cela n’est pas inquiétant. Je repasse une échographie cette semaine afin de s’assurer que le bébé soit resté dans ce percentile (cela voudrait dire que sa croissance se maintient). S’il a perdu du poids, je devrai me faire provoquer. Je suis absolument sceptique du fait qu’une échographie puisse à elle seule dire si je dois me faire provoquer, en plus que la radiologiste qui me faisait l’écho la dernière m’a elle-même admis avoir prise des mesures approximatives vue la position étrange du bébé. Alors j’ai l’intention (malgré ma gêne) de poser beaucoup de questions et de demander d’autres tests si on me dit que je dois être provoquée. Mon accompagnante m’a suggéré quelques mesures qui peuvent être prises en plus de cette échographie afin de s’assurer que le bébé est réellement trop petit. Bien entendu, si le bébé a perdu du poids, je suis tout-à-fait d’accord de me faire provoquer, mais je n’ai pas envie de l’être sur des mesures approximatives.

Concernant la position du bébé, il a la tête en bas et elle est engagée, alors c’est bon signe ! Peu importe le reste du corps (qui serait placé un peu de travers dans mon ventre), mon médecin m’a confirmé que c’est le genre de chose qui se règle d’elle-même.

Fausse alerte : Comme presque toutes les femmes enceintes, j’ai eu une ‘fausse alerte’ il y a quelques jours. Dans la nuit du jeudi au vendredi, j’ai eu des contractions toute la nuit. J’ai peu dormi et j’ai pris deux bains, qui n’ont pas fait passer les contractions. Intérieurement, je me disais que ça y était, car les bains ont toujours réussi à calmer mes contractions. Par contre, elles n’étaient pas douloureuses, bien que plutôt constantes. J’ai réussi à me contenir jusqu’à 5h30 AM avant de réveiller Philippe en lui annonçant que j’accoucherais peut-être aujourd’hui (quelle manière relaxante de se faire réveiller !). On a décidé qu’il prendrait congé, car je trouvais stressante l’idée qu’il soit au travail et que j’aille de la difficulté à le joindre si jamais le travail commençait. J’ai appelé mon accompagnante qui m’a dit que ça pouvait être un début de travail, mais nous suggérait d’attendre que les contractions durent au moins 45 secondes et soient douloureuses. À ce moment-là, les contractions duraient environ 20 secondes et étaient simplement inconfortables.

Nous sommes donc restés à la maison à relaxer (j’étais tout de même vraiment fatiguée de ma nuit), nous sommes allés faire une petite épicerie et avons dormi. Nous avons testé des points de pression montrés par l’accompagnante lors de notre dernière rencontre. Les contractions s’étaient presque arrêtées vers l’heure du dîner, mais ont repris vers 14h00 jusqu’en fin de soirée. J’avais aussi de l’inconfort dans le bas-ventre, comme des crampes menstruelles.  À ce moment-là, même mon accompagnante avait le pressentiment que ça pourrait se passer cette nuit. Finalement… rien ! Je me suis endormie comme une bûche ce soir-là et si j’ai eu des contractions, elles ne m’ont pas réveillée (j’étais réellement épuisée). Le lendemain, j’étais toute déstabilisée. J’ai réalisé que je m’étais vraiment conditionnée à accoucher la nuit passée. On dirait que je ne savais pas quoi faire de ma journée. Bref, si cela arrive à nouveau, je vais continuer ma journée comme il se doit et non attendre que le moment arrive.

Plats préparés pour le retour de l’hôpital

Un de mes objectifs pré-accouchement était de faire des plats préparés afin de faciliter le retour à la maison après la naissance du bébé. Avec mon amie, nous avons consacré deux jours à préparer une bonne quantité de plats, collations et accompagnements, journées desquelles nous sommes sorties totalement épuisées mais plutôt fières ! Notre choix de recettes s’est arrêté sur des recettes simples et de type ‘confort food’.

imageVoici donc la liste de la nourriture préparée avec, en lien, la source de la recette. Tout se congèle très bien. Nous avons la plupart du temps au moins doublé la recette (puisque nous devions se diviser les plats en deux), mais certaines ont été quadruplées !

Je me suis fait une liste à l’ordinateur de tous ces plats, avec un pictogramme représentant chaque portion. Ainsi nous n’aurons qu’à cocher le pictogramme lorsque nous prenons un plat ; puisque mon congélateur est un cube vertical, ça va nous aider à mieux ‘voir’ ce que nous avons, car les plats qui sont au fond sont plus ou moins accessibles !

Plats de résistance et accompagnements:

  • Pains farcis (un classique que j’adore, même si je n’en fais jamais. Cette recette fût cuisinée avec ma belle-mère).
  • Gratin de chou-fleur et poulet rôti (J’ai ajouté du poulet à la recette afin de rendre le plat plus soutenant),
  • Lasagne (préparée à base de la sauce à spaghettis) épinards-ricotta-sauce,
  • Sauce à spaghettis (congelée à plat dans de grands sacs Ziploc, cela prend très peu de place au congélateur et dégèle très rapidement),
  • Macaronis au fromage
  • Chili tequila-lime (tout a été congelé dans le même sac en prévision de le cuire à la mijoteuse ; la veille, on met ce sac au réfrigérateur, et le lendemain matin, on verse le tout dans la mijoteuse et le repas cuit).
  • Potage aux carottes
  • Soupe aux 10 épices
  • Riz à la lime – accompagnement (nous avons fait la recette incluant la cuisson, puis avons congelé chaque portion de riz dans des moules à muffins en silicone. Une fois congelé, nous avons démoulé le riz et avons mis les portions dans un sac de congélation).
  • Riz jaune indien – accompagnement

Collations et desserts :