Ma planification des repas (menu, liste et recettes)

Bonne année 2016 ! Je souhaite que ce retour s’inscrive dans une lignée d’articles publiés plus régulièrement. J’ai beaucoup d’idées, je pense souvent à ce blogue, mais je laisse le quotidien prendre le dessus et j’ai de la difficulté à m’asseoir devant mon écran suffisament longtemps pour qu’il en résulte une publication potable. Mon petit garçon ne fait pas de longues siestes (45 minutes top chrono pour être plus précise), et j’ai souvent bien d’autres choses à faire avant de prendre le temps d’écrire. Par contre, j’ai réalisé qu’accomplir de toutes petites choses peut être réellement satisfaisant et je minimise souvent l’importance de ces petits objectifs sur mon moral.

Justement, ce que je vous présente aujourd’hui est le fruit de plusieurs semaines de minutes grappillées par-ci par-là pendant les siestes de fiston pour réaliser un projet qui me trottait dans la tête depuis quelques temps. Il s’agit d’un menu plastifié et de ses recettes assorties, afin de faciliter le fastidieux travail qu’est de planifier des repas pour quatorze jours (je fais mon épicerie une fois aux deux semaines).

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La principale raison qui m’a poussée à faire ce projet est que je trouvais que je passais beaucoup de temps (au moins 2 heures) à trouver des idées de repas et de collations pour ces deux semaines, et ce, à chaque fois que je devais bâtir mon nouveau menu. De plus, une recette aimée il y a quelques mois est souvent oubliée, alors qu’en avoir la trace permet de la garder et évite les recherches inutiles.

Inspirée par une amie et ma soeur, j’ai décidé de créer un menu ET un répertoire de recettes. Ainsi, je n’aurais qu’à piger parmi les titres de ces recettes déjà éprouvées et aimées, diminuant drastiquement le temps passé à chercher dans mes livres et sur le web des idées de repas. Maintenant, lorsque je décide de mon menu, je consulte les étiquettes sur lesquelles on retrouve les titres des recettes, puis je les pose (j’ai utilisé des velcros adhésifs) sur mon menu, face au jour de le semaine correspondant. La semaine suivante se retrouve au verso du menu. Afin que la consultation de mes étiquettes soit aisée, je les ai rangées dans une boîte à compartiments.

J’ai décidé de cinq catégories de recettes : À la mijoteuse, Tout-en-un, Viande, Poisson, Végé et À préparer (collations et cie), en associant une couleur à chacune. Pour monter ce répertoire (qui comprend une centaine de recettes), j’ai surtout fouillé du côté de Ricardo, de Cuisine Futée, Parents pressés, du site de Canal Vie et des livres de Geneviève O’Gleman et de Jamie Oliver. J’ai aussi inclut des classiques que nous aimons bien, tels la pizza maison, des nachos, sans y associer une recette précise. Idéalement, j’aurais un cartable avec toutes les recettes détaillées compilées. Pour le moment, lorsque je vois le titre de la recette, je me souviens très bien à quel auteur il réfère. Éventuellement, j’ajouterai de nouvelles étiquettes-recettes à mon répertoire, car j’essaie parfois de nouveaux repas.

Cela fait deux mois que j’utilise ce système et chaque fois, je suis ravie de faire mon menu si rapidement. Cela me prend maintenant moins d’une demi-heure, et je dresse ensuite ma liste d’épicerie. J’en suis bien contente et je crois que cela sera encore plus pratique pour mon retour au travail en avril (je souhaite être le plus organisée possible d’ici là !)

À bientôt et bonne rentrée à tous !

 

 

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Confiture de fraises

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Une des (trop nombreuses) choses que je souhaite accomplir durant l’été et l’automne est de faire des confitures dans le but de profiter des fruits de saison et de prendre de l’avance pour mes cadeaux de Noël. Au début juillet, j’ai  profité d’un super rabais sur les fraises du Québec pour en faire des confitures. Au départ, je voulais faire deux recettes différentes ; une confiture traditionnelle et une autre fraise-gingembre, mais je me suis dit que ce serait trop long et compliqué de jumeler à ça l’allaitement et les soins de Saule. J’ai finalement opté pour la première recette et malgré toute ma bonne volonté, ce fut assez stressant de faire coïncider toutes les étapes de la préparation (stériliser les pots, préparer les fraises, faire mijoter la confiture, empoter, sceller à l’eau bouillante). Philippe a même dû empoter et commencer à faire le scellage, ses premiers pas dans le monde des confitures 😛 il m’a aussi presque traité de folle d’entreprendre un tel projet toute seule avec un bébé (ses mots exacts furent « Toi et tes projets de grandeur ! »).

Comme mes expériences avec la confiture de fraises se sont souvent soldées par des confitures trop liquides, j’ai décidé de suivre une recette avec de la pectine liquide. Je me sentais un peu imposteur jusqu’à ce que je lise que la pectine était en fait un ingrédient naturel issu des fruits. Je n’ai donc plus honte d’en utiliser 😉

Ma recette provient du site de Vincent le Canneux, qui est LA référence en la matière de conserves sécuritaires. La seule chose que j’ai modifié est le temps de cuisson (il se peut que ce soit mon thermomètre qui est déréglé) ; j’ai cuit la confiture jusqu’à ce qu’elle ait une consistance légèrement épaisse au lieu d’arrêter la cuisson dès qu’une certaine température est atteinte, car la consistance ne me plaisait pas. J’ai doublé la recette.

Confiture de fraises (Source : Recettes de conserves maison)

4 pots de 500 ml

  • 2 litres (2 casseaux) de fraises du Québec
  • 2 c. à t. de zestes de citron
  • 2 c. à s. de jus de citron reconstitué
  • 7 tasses (1337 g) de sucre
  • 1 sachet de pectine liquide commerciale

Suivez ce lien pour les étapes qui sont trèes bien détaillées, de même que l’abc des conserves à l’eau bouillante.

Trio de gelées alcoolisées

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Pour remercier les gens de leur présence au shower, ma mère et moi avons préparé des gelées à base de vin rosé, de Prosecco ou de Porto. Ces gelées accompagnent bien les fromages et les pâtés en apportant une belle touche de sucre et d’acidité. Je trouve que ça fait différent des chutneys ou compote habituellement utilisé en accompagnement. À l’ordinateur, j’avais préparé de petites étiquettes pour identifier chaque sorte, en gardant les couleurs thématiques du shower.

Nous avons suivi cette recette trouvée sur le site de Conserves maisons, tenue par un mordu du cannage. Cela fait quelques reprises que je prends mes recettes de conserves sur ce site et elles sont toujours bonnes. J’ai par contre remarqué qu’il faut souvent ajuster légèrement le temps de cuisson lorsqu’on fait des confitures ou marmelades, mais c’est une autre histoire ! Ces gelées contiennent de la pectine liquide et prennent donc rapidement en pot, en quelques heures seulement. Il est préférable, bien que scellées, de les garder au frais, afin que la gelée ne fonde pas sous l’effet de la chaleur.

J’ai testé : le pain sans pétrissage de Ricardo

En 2009, lors de mon échange étudiant à Bordeaux, la dame qui m’hébergeait avait une machine à pains. Bien qu’elle achetait de la baguette (ce n’est pas une légende urbaine ; les français, du moins la famille chez qui je restais, mangent de la baguette à chaque repas de la journée !), elle utilisait parfois un mélange à brioche ou à pain dans sa machine. J’étais vraiment fascinée.

À mon retour, j’en ai reçu une à Noël. J’ai donc dit à ma mère de ne plus acheter de pain, car je le ferais désormais. Je faisais pétrir la pâte à la machine et le cuisais au four (le cuire dans la machine donne un pain cubique trop massif). J’ai poursuivi le tout en appartement, où Philippe et moi pouvons compter sur les doigts d’une main les fois où nous avons acheté du pain tranché. Certains de mes amis en sont très impressionnés, mais honnêtement, ce n’est pas très long ; il suffit de mettre les ingrédients dans la machine et de pouvoir rester à la maison les heures suivantes pour transférer la pâte dans un moule pour le four et la cuire. J’avoue que réaliser qu’on a plus de pain pour le lendemain lorsqu’il est 19h00 est parfois un peu embêtant, mais on arrive à s’organiser ! De plus, le pain maison n’a aucun agent de conservation, alors sa durée de vie est limitée ; deux ou trois jours à température pièce, et on doit le mettre au réfrigérateur ensuite.

En 6 ans, j’ai passé deux machines à pain. Ma dernière (qui date de deux ans et que j’utilise au moins deux fois par semaine) a un problème au niveau de la cuve de pétrissage. Je dois la faire remplacer, mais en attendant, j’ai décidé de tester la recette de pain sans pétrissage que Ricardo affichait dans son magazine récemment.

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Il m’a fallu trois essais pour obtenir un pain satisfaisant. Le goût du pain est excellent, et la mie est plus moelleuse et beaucoup plus alvéolée qu’un pain pétri à la machine. Les deux autres essais furent bons, mais ils ne levaient pas assez. J’ai donc annoté la recette (mes commentaires sont en italique) afin de vous donner les trucs qui ont le mieux fonctionné de mon côté. Cette recette est à essayer si vous avez envie de manger du pain maison et que vous craignez le rater… cette recette est quasi inratable et nécessitera environ 20 minutes de réel travail (le reste n’est que de l’attente). Ricardo propose aussi pain multi-grains sur son site.

Pain blanc sans pétrissage (Source)

Pour un pain

3 1/2 tasses de farine tout usage non blanchie /  1 1/2 c. à thé de sel / 1/2 c. à thé de levure instantanée (j’utilise la levure pour machine à pain et j’en mets 1 c. à thé). / 1 3/4 tasse d’eau froide

Enrobage du pain : 1/3 tasse de farine de blé entier

1)  Dans une grande casserole (j’ai utilisé une casserole moyenne : la grande casserole me donnait un pain trop étendu et trop plat, alors que dans une moyenne casserole, la pâte a mieux gonflé), mélanger la farine, le sel et la levure. Ajouter l’eau. Mélanger à l’aide d’une fourchette jusqu’à ce que la farine soit entièrement humidifiée, mais sans que la pâte soit complètement homogène (effectivement, j’ai mieux réussi cette recette lorsque je n’ai pas trop mélangé les ingrédients). Couvrir et laisser reposer 8 à 12 heures ou toute une nuit à la température ambiante.

2) Dans un grand bol, déposer la moitié de la farine de blé entier. Réserver. Avec les mains, à même la casserole, faire dégonfler la pâte en la pliant sur elle-même à environ 6 reprises ou jusqu’à ce qu’elle ait une texture homogène. Ce sera un peu collant au début mais la pâte se détachera ensuite bien de vos mains et des parois de la casserole. Déposer la pâte dans le bol avec la farine de blé entier et bien enrober toute la surface de ce mélange. Couvrir d’un linge propre et laisser reposer environ 45 minutes à la température ambiante ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume. Je vous suggère de mettre votre bol, couvert d’un linge propre, dans le four éteint, avec la lumière allumée et un bol d’eau chaude à côté. Cela fera gonfler la pâte d’une manière très efficace. Laisser la pâte dans le four au moins 1 heure et demi, puis passer à l’autre étape en s’assurant d’enlever le bol de pâte et le bol d’eau chaude du four !

3) Pendant ce temps, placer la grille au centre du four. Préchauffer le four à 225 °C (450 °F). Placer une cocotte ou une casserole allant au four d’une capacité d’environ 3 litres (12 tasses), avec son couvercle (non en verre), et laisser chauffer environ 30 minutes. Il n’y a aucune pâte dans votre casserole à ce moment là. Retirer le couvercle de la cocotte. Laisser tomber la pâte farinée au centre de la cocotte. Couvrir et cuire 30 minutes. Retirer le couvercle et poursuivre la cuisson 30 minutes. Laisser tiédir le pain sur une grille ou dans la cocotte. Retirer le surplus de farine. Une fois le pain refroidi, le conserver dans un sac de plastique (je réutilise le même Ziploc à congélation pour mes pains).

Hummus maison en 5 minutes

Vous ne faites pas encore votre hummus à la maison ? Honnêtement, je ne le faisais pas non plus. En fait, comme je le faisais à l’oeil sans quantité précises, nous ne le mangions pas car il manquait de goût et était finalement inintéressant. En suivant la recette d’un blogue que j’aime beaucoup (voir la source de la recette), j’ai réalisé que je mettais trop de tahini, pas assez de citron ni de sel. Ça peut sembler mineur, mais le goût manquait vraiment. Philippe, grand amateur de hummus, a également approuvé la recette 😉

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Comme votre hummus maison se conserve quatre jours au réfrigérateur, profitez de votre recette toute fraîche pour le servir en trempette, en toast (avec un avocat tranché et des tomates, par exemple) ou en tartinade dans un sandwiche. Il y a un an, j’ai fait l’erreur de manger un hummus maison datant d’une semaine et demi (il semblait encore très bon pour ma défense), et il en a résulté une petite intoxication alimentaire. Ça ne doit pas vous faire peur, mais il est tout de même important de respecter le délai de conservation d’un produit maison. J’ai vraiment eu ma leçon (et le pauvre Philippe aussi) !

J’utilise des pois chiches séchés en sac que je fais bouillir. C’est super économe de faire cuire ses légumineuses et cela permet d’avoir des aliments sans sel (les légumineuses en boîte sont salées). Je fais cuire une grande quantité de pois chiches, puis je congèle le surplus.

Voici la recette, ainsi que mes commentaires personnels en italique.

Hummus maison

(Source : Oh She Glows)

2 tasses de pois chiches / 1 c. à thé de sel (j’en ai mis un peu plus) / 2 gousses d’ail / 1/3 tasse de tahini / 7 c.à soupe de jus de citron frais / au moins 2 c.à soupe d’eau (j’en ai mis 6 pour avoir une belle texture) / piment de cayenne broyé ou sauce piquante, au goût /

Broyer le tout au robot culinaire. Ajouter l’eau en dernier, peu à peu, jusqu’à obtenir une consistance suffisamment crémeuse. Afin d’obtenir une texture lisse, j’ai broyé au moins 3 minutes.